« La santé, c’est trop important » : Richard, adhérent à la mutuelle communale de Buxerolles

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À quoi sert une mutuelle communale et qu’en pensent les habitants qui l’ont choisie ? À Buxerolles, la Ville a mis en place avec Mutuelle Entrain un dispositif permettant à chacun d’accéder à une complémentaire santé à tarif maîtrisé, avec une conseillère présente sur la commune.

Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à Richard, 66 ans, retraité, habitant de Buxerolles depuis 50 ans, qui a rejoint la mutuelle communale il y a quelques mois.

Mairie de Buxerolles

Un habitant de Buxerolles attentif aux questions de santé

Pouvez-vous nous parler de vous et de votre lien avec Buxerolles ?

Je suis résident de Buxerolles depuis 50 ans. C’est la troisième commune du département où il fait bon vivre, un cadre de vie qu’il faut préserver grâce au volontarisme de la municipalité et aux services que l’on trouve tous à proximité. Je suis retraité depuis quatre ans. Salarié, je bénéficiais d’une très bonne mutuelle, et à la retraite, cela a beaucoup changé les choses.

Le secteur de la santé me touche tout particulièrement : je siège depuis neuf ans dans une instance de la Sécurité sociale, où j’exerce un droit de regard sur la qualité de gestion. Le soin global et général de l’ensemble des assurés est un sujet auquel je suis particulièrement sensible.

Six mois de comparaison avant de décider

Qu’est-ce qui vous a amené à regarder du côté de la mutuelle communale ?

En quatre ans, la cotisation de ma mutuelle, un grand groupe mutualiste, a augmenté de 35 %. Je suis passé de 75 € à 135 € par mois, ce qui n’est pas rien quand on est à la retraite. J’ai donc fait une étude comparative pendant six mois, sur sept ou huit mutuelles régionales et nationales : les soins courants, l’hospitalisation, la chambre particulière, les cures thermales. J’ai tout étudié. Malgré la qualité de leurs paniers de soins, aucune n’était adaptée à mon budget.

Comment avez-vous découvert la mutuelle communale ?

Je connaissais le principe depuis plusieurs années, mais je ne savais pas qu’elle existait à Buxerolles. C’est un ami, un résident de la commune, qui m’en a parlé. Je suis allé prendre rendez-vous avec la correspondante locale, avec qui j’ai comparé l’ensemble des niveaux de garantie.

135 € à 82 € par mois, à qualité de garanties égale

Qu’avez-vous trouvé en comparant ?

Pour le même niveau de qualité, un tarif nettement minoré. Je suis passé de 135 € à 82 € par mois : 50 € par mois, ce n’est pas 5 ou 10 €, cela représente 600 € sur l’année. Je retrouve en 2026 la cotisation que j’avais en 2022. La mutuelle communale propose trois niveaux de couverture à des prix qui me semblent bien maîtrisés.

Y a-t-il d’autres avantages à ce dispositif ?

Oui, c’est une offre plus simple : il n’y a pas de contrainte d’adhésion, pas de critère d’âge, pas de questionnaire médical où l’on vous demande si vous avez ceci ou cela. Il y a aussi des services annexes comme l’aide à domicile, la consultation d’un médecin disponible 24 h sur 24, l’analyse de devis, et la gratuité pour les familles à partir du troisième enfant. C’est important quand on est parent de plusieurs enfants.

Un vieil homme et une vieille femme travaillent ensemble

Une conseillère qui prend le temps

Comment s’est déroulée votre adhésion ?

Au secrétariat de la mairie, on m’a indiqué où se trouvait la permanence, juste à côté. J’ai obtenu mon rendez-vous tout de suite, et je l’ai eu quinze jours après. J’avais déjà fait une analyse comparative de mon côté, que j’ai confirmée avec Mme Launay. Nous avons passé 20 à 25 minutes ensemble. Elle a pris le temps de regarder avec moi, de me conseiller, puisque c’est elle la professionnelle.

Comment décririez-vous cet accompagnement ?

J’ai trouvé quelqu’un de très à l’écoute, très simple au contact, patiente. Elle sait rassurer, elle sait conseiller, elle connaît bien la spécificité de chaque niveau de garantie. Avoir un professionnel qui connaît son sujet en face de soi permet aux citoyens de prendre la bonne décision pour bénéficier d’une bonne couverture santé.

Et au quotidien ?

Je suis à 500 mètres de son bureau. Je sais qu’elle tient des permanences et je peux la rencontrer en prenant rendez-vous. En cas d’urgence, je peux aussi la contacter en direct. J’ai également l’application Mutuelle Entrain et mon espace personnel, où je peux suivre l’ensemble de mes dossiers et de mes remboursements, sans attente.

L’optique et le dentaire : des soins pris en charge rapidement

Sur quels soins étiez-vous le plus attentif ?

Sur deux sujets : l’optique et les dents. À partir d’un certain âge, j’ai 66 ans, on a envie de garder une bonne qualité de soin, qu’elle soit visuelle ou dentaire. Je devais justement changer de verres correcteurs. Huit jours après ma demande, la mutuelle m’avait donné son accord, alors que d’autres demandent parfois trois mois de délai avant de s’engager sur une couverture plus importante. Mes verres ont été remboursés en 48 h. Une prise en charge immédiate, c’est un confort pour l’assuré.

La complémentaire santé solidaire ne suffisait-elle pas ?

Elle existe, bien sûr. Mais pour des verres complexes, elle n’offre que le 100 % Santé sur des verres simples, et je n’aurais pas pu bénéficier des verres que je porte maintenant, adaptés à ma déficience visuelle. Grâce à mon adhésion, j’en ai bénéficié immédiatement.

La solidarité, c’est tout l’intérêt de la mutuelle communale

Pourquoi la mutuelle communale a-t-elle du sens pour vous ?

Il faut que l’ensemble des habitants de la commune puissent accéder aux soins. Cela fait neuf ans que je siège dans cette instance, et j’ai vu d’année en année la Sécurité sociale se désengager de la prise en charge des soins. On le voit sur l’optique : ce sont maintenant les mutuelles qui prennent en charge 75 à 85 % des frais. Que la municipalité ait mis en place une mutuelle communale montre sa volonté de permettre à ses habitants de bien vivre sur leur territoire.

Étant domicilié sur la commune, il me semblait tout naturel de me rapprocher de la mutuelle mise en place par la commune. Et plus nous sommes nombreux à adhérer, plus la mutuelle est capable de négocier les prix avec les professionnels de santé. C’est une force que d’autres grands groupes mutualistes ne peuvent pas toujours proposer.

Que voyez-vous dans les commissions de la Sécurité sociale ?

Je vois trop la misère sanitaire. Des gens qui ne se soignent plus depuis des années. Des devis dentaires de 25 000 à 35 000 € pour des personnes qui n’ont pas 40 ans. Des enfants de douze ou quatorze ans à qui il manque six ou sept dents. Bénéficier d’une bonne mutuelle qui vous accompagne dans la prévention et dans la démarche de soins, c’est important.

« Quand on est malade, la mutuelle joue son rôle »

Certains pensent qu’une mutuelle est inutile tant qu’on est en bonne santé. Que leur répondez-vous ?

Tant qu’on est en bonne santé, on ne s’en rend pas compte : on paie, on paie, mais le jour où l’on est malade, la mutuelle joue son rôle. Un membre de ma famille est resté sept semaines hospitalisé dans le coma. À sa sortie, la première chose qu’il m’a dite, c’est « merci ma mutuelle et merci la Sécurité sociale ». Il faut l’avoir vécu pour s’en rendre compte. Ce n’est pas après l’incendie qu’il faut acheter un extincteur, c’est avant : c’est de la prévention.

Je préfère bénéficier d’une bonne mutuelle, payer et être rassuré. Si j’ai besoin, la mutuelle est là, la Sécurité sociale est là. C’est une qualité de vie, une qualité de sommeil. Tout cela pour économiser peut-être 50 ou 60 € ? Non, la santé n’a pas de prix. Si une vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie.

Un message aux habitants de Buxerolles

Quel message souhaitez-vous adresser aux habitants encore hésitants ?

La santé, c’est trop important. La municipalité propose à ses habitants une protection mutualiste à tarif avantageux. Venez vous renseigner à la mairie ou au centre de santé, dans les anciens bureaux de la poste de Buxerolles. S’informer avant tout, c’est pouvoir décider. Nous avons la chance d’avoir cette mutuelle sur la commune : il faut s’en servir. Plus nombreux, plus forts, plus protégés.

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