Si, par solidarité, nous nous sentons proches des hellènes actuellement dans le collimateur des marchés financiers, il nous faut veiller à ne pas devenir à notre tour la proie des agences de notation qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers européens.
Ces agences, en dehors de tout contrôle démocratique, notent les Etats sur, entre autre, leur capacité à répondre de leurs obligations et leurs dettes. Si la note est mauvaise, la bourse s'affole et la spirale de la crise se met en marche. La solution pour sortir de cette crise est simple : il suffit de répondre favorablement aux conditions des prêts émanant du FMI et des pays de la zone Euro octroyés en contrepartie d'un plan de réduction du déficit public.
Pour le sauvetage de la Grèce, tout y est passé : TVA, salaires des fonctionnaires, services publics, âge et niveau de retraite. La tentation pourrait être grande pour certains gouvernements de traiter le dossier des retraites, de la protection sociale et des services publics sous injonction du FMI en occultant le débat public et les orientations politiques.
Pour de nombreux analystes, ce scénario s'apparente à une nouvelle façon de s'attaquer aux retraites, aux garanties, à la protection sociale et aux services publics. Déjà, le Portugal et l'Espagne sont mis sous pression et la France est citée comme n'étant pas à l'abri d'une révision à la baisse de sa fameuse note...
Pour Mutuelle Entrain, cette situation rend plus que jamais réel le risque de voir tomber la santé entre les griffes des spéculateurs et d'entrer dans le secteur marchand.
C'est pourquoi nous devons chaque fois que possible rappeler notre volonté d'avoir une Sécurité sociale de haut niveau où chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.